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Surfant sur le tendance rétro et décalée, les mules et sabots reviennent sous les feux de la rampe et s’affirment, saison après saison, comme des chaussures de référence pour les femmes qui souhaitent surprendre et rivaliser d’élégance sur le front de la mode, dans la rue, au travail comme en soirée.
L’une comme l’autre véhiculent avec elles des réminiscences bien ancrées dans l’imaginaire collectif : les mules popularisées par Marilyn Monroe, celles, plus abstraites, de Cendrillon (certains diront, comme l’auteur du conte, « pantoufles de vair »), mais aussi les sabots d’Hélène et ceux d’Anne de Bretagne, la fameuse duchesse en sabots qui inspira une chanson restée dans le folklore local…
Quels points communs entre ces deux modèles ? Les sabots et les mules sont des pièces mixtes et anciennes, très anciennes puisque les secondes étaient, dit-on, déjà portées par les sénateurs de la Rome Antique, au même titre que les sandales. A cette époque, et dans la même cité, l’ancêtre du sabot, appelé sculponae en latin, était alors considéré comme une mule d’extérieur, robuste et renforcée, déjà faite de bois taillé, que le magistrat Caton recommandait de fournir aux travailleurs des champs, hommes ou femmes.
En Orient, la mule prend plutôt la forme de babouches, des petits chaussons de cuir plats, dépourvus d’attaches. On la retrouve en France bien plus tard, vers le XVème siècle : elle est alors surtout utilisée comme une chaussure de confort et d’intérieur, avant qu’une contemporaine de Louis XIV, la Comtesse d’Olonne (1652-1714), ne lui fasse prendre l’air en la chaussant pour se rendre à l’église. Très lointaine égérie, peut-être, de Carrie Bradshaw, l’héroïne de la série Sex and the City (1998-2004) qui enfilait une impressionnante collection de mules plates ou à talons.
Si le sabot possède une identité bien établie, avec sa structure monobloc conçue dans du bois sculpté, la mule, évidemment beaucoup plus légère, se décline en une grande variété de formes et de matières qui traduit son caractère multiculturel, à la confluence de nombreux genres et traditions : babouches, sandales ou chaussures hautes façon escarpins, elles s’adaptent à tous les styles et, selon les modèles, se portent à la maison comme en ville. Conformément à l’ADN du produit, leurs versions modernes découvriront votre talon, et beaucoup d’entre elles - à la différence des sabots - laisseront apparaître vos orteils.
Le catalogue en ligne Besson Chaussures présente une large sélection de mules et sabots pour élargir les sources d’inspiration féminines et servir avec classe et originalité vos looks vestimentaires, des plus sages aux plus audacieuses, quelles que soient la saison ou les circonstances :
Pour la maison, craquez pour ces mules légères et plates conçues sur une semelle de forme anatomique (elle épouse la morphologie naturelle du pied) et dotées d’un bandeau en fausse fourrure pour se garantir un nid bien douillet doublé d’élégance. Certains modèles, surélevés sur des couches de liège et de cordes tressées, se parent d’une bride en tissu orné d’un gros nœud décoratif.
Pour vos sorties estivales, testez les mules à lanières de cuir montées sur une semelle plateforme, ou la mule juchée sur talon haut (6 centimètres), voire très haut (9 cm), sans attache ou munie d’une lanière à régler dans une boucle positionnée au niveau de la cheville.
Certaines marques jouent une carte résolument glamour et décalée en élargissant les registres : vous trouverez de quoi surprendre et séduire en chaussant des mules ou sabots sur semelle de bois avec talon haut, ou semelle track, revêtus d’un cuir ou d’un velours noir cloutés, réhaussés d’une chaînette dorée sur le cou-de-pied. Effet rock garanti !