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Les mocassins et chaussures bateau ne sont plus les attributs exclusifs des hommes. Ces deux souliers sans lacets transgressent les genres et s’ouvrent, depuis déjà plus d’un siècle (surtout pour le « mocassin »), à l’univers des femmes qui se les ont appropriés avec grâce et naturel.
Le collection Besson Chaussures reflète ces évolutions et propose une gamme de mocassins et de modèles « bateaux » spécialement taillés pour les garde-robes, depuis les classiques du genre jusqu’aux versions les plus contemporaines, imprégnées de l’air du temps.
Si l’Histoire officielle fait remonter l’origine du mocassin au talent artisanal des tribus amérindiennes d’Amérique du Nord, le produit s’est surtout imposé à partir du début XXème siècle sous l’impulsion décisive d’un cordonnier norvégien, Nils Gregoriusoon Tveranger, initialement formé dans un atelier de Boston. On prête à ce créateur scandinave l’invention de la fameuse languette de maintien qui barre dans un sens longitudinal le sommet de la chaussure, accessoire emblématique devenu la signature du mocassin moderne traditionnellement dépourvu d’attaches.
2006 est peut-être un premier tournant pour Crocs. Encore inconnus du grand public (malgré un très honorable et encourageant succès d’estime enregistré dès leur démarrage, avec 76 000 exemplaires vendus), ses « clogs » - « sabots » en français - apparaissent dans le film de science-fiction « Idiocracy » qui plonge le spectateur dans une société futuriste surpeuplée où le mercantilisme a définitivement supplanté la culture et le savoir. Si l’œuvre est restée confidentielle et affligeait le produit d’une image assez peu flatteuse qui lui colla provisoirement à la peau, elle fit office de petite rampe de lancement pour Crocs qui, encore aujourd’hui, capitalise sur ce coup de projecteur cinématographique. Hasard ou heureuse coïncidence, c’est à partir de 2006 que le chiffre d’affaires de la marque américaine a véritablement explosé : cette année-là , 20 millions de ses « clogs » ont trouvé preneurs, un carton essentiellement réalisé sur son marché d’origine, aux Etats-Unis.
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Nés dans les années 1990 de l’imagination débordante de deux ingénieurs en chimie québécois, inventeurs du Croslite™, une résine cellulaire à base d’éthylène-acétate de vinyle, les Crocs ont assez rapidement suscité l’intérêt d’investisseurs américains (2003), séduits par les qualités de ces chaussures innovantes : leur structure légère percée de trous pour garantir une parfaite aération des pieds, leurs propriétés anti-microbiennes et leur résistance à l’eau et aux mauvaises odeurs, les vouaient initialement à équiper les amateurs de navigation, et les promeneurs de plages humides. Mais le secteur hospitalier n’a pas tardé à cerner le potentiel du produit : beaucoup d’ infirmières et d’infirmiers notamment chaussent encore ces petites sandales pour s’assurer chaque jour un confort optimal. Grâce à leur conception en Croslite™, les Crocs offrent aux pieds un soutien adéquat et les enveloppent dans une coque perforée et souple qui soulage les marches rapides et les postures prolongées en station debout.
Les Crocs sont fabriquées avec un matériau caoutchouteux non poreux et facile à nettoyer. Elles peuvent être rapidement lavées et désinfectées, un atout essentiel dans les environnements stériles comme les hôpitaux où l’hygiène et la prévention contre le risque de contamination doivent être maximale.
Après un passage à vide au détour des années 2010, les sabots américains ont bénéficié d’un retour en grâce progressif, nourri par une habile campagne marketing relayée par les réseaux sociaux et une réorientation stratégique : la marque est parvenue à se frayer un chemin dans le cercle très fermé de la haute couture à la faveur de collaborations nouées avec des designers de renom comme Balenciaga qui a repensé la Crocs Classic et propulsé ce modèle culte dans les défilés de mode. L’année 2016 fut une sorte de consécration pour Crocs, invitée à la Fashion Week dont elle écuma les podiums de Londres à Paris, notamment au sein de la collection présentée par le styliste Christopher Kane.
La popularité des crocs tient aussi aux nombreuses innovations techniques introduites par ses concepteurs pour renouveler son image et élargir leur public, notamment en direction des jeunes :
Les Jibbitz™ par exemple, marque d'accessoires décoratifs à insérer dans les trous aménagés dans les chaussures Crocs, permettent aux utilisateurs de personnaliser leurs modèles selon leurs goûts et leurs humeurs.